Résoudre les conflits de manière pacifique

Gérer les conflits

Régulièrement vous êtes confrontés à des conflits familiaux, professionnels, personnels, …. Et bien souvent les solutions que vous mettez en œuvre sont plus dévastatrices que le conflit en lui-même. Vous foncez tête baissée vers l’ennemi.

Comme pour un grand nombre, vous vous sentez désemparé face au conflit. Vous cherchez au maximum à éviter d’entrer en confrontation avec autrui, car un conflit est simplement une rencontre entre soi-même et l’autre. Un moment où l’on se sent fragile, déstabilisé, jugé, mis à nu. Mais ne voyez pas cela comme une fatalité ! Apprenez à mieux les gérer.

Dans cet article, vous allez découvrir des méthodes et des exercices pour appréhender et résoudre plus facilement ce genre de situation. Je vous donne toutes les clés pour apprendre à reconnaître les signes annonciateurs, y faire face et résoudre les conflits de manière pacifique.

C’est parti ! Entrez dans l’arène.

Qu’est-ce qu’un conflit ?

Un conflit n’est ni plus, ni moins qu’une rencontre entre des éléments qui s’opposent. Un désaccord. Attention toutefois ! Un désaccord peut avoir lieu sans qu’un conflit existe.

Un conflit peut-être néfaste lorsqu’il s’agit de la manifestation d’un comportement entre des ennemis, des rivaux ou en milieu hostile. Et pourtant un conflit peut-être positif, même si l’on a tendance à voir trop souvent ce terme sous son aspect négatif. Il peut s’avérer utile pour aboutir à un “mieux-être”.

Nos besoins fondamentaux

Pour bien comprendre comment une situation quelconque peut dégénérer et mener au conflit, décodons les expressions et les attitudes qui nous y poussent.

L’homme a des besoins universels fondamentaux :

  • Physiologiques (manger, boire, dormir, respirer, …) ;
  • Sécurité (corps, emploi, santé, propriété, …) ;
  • Sociaux (amour, amitié, appartenance, …) ;
  • D’estime (confiance, respect des autres, estime personnelle, …) ;
  • D’accomplissement personnel.

Vous avez peut-être déjà entendu parler de la pyramide de Maslow. Je vous laisse en prendre connaissance ci-dessous si ce n’était pas le cas.

 

Pyramide de Maslow

Un besoin insatisfait

La façon dont nous percevons et décryptons les éléments qui nous entourent est différente pour chacun d’entre nous. C’est cette différence qui fait naître des conflits: perte des repères, sentiment d’insécurité. L’un reste sur sa position, tandis que l’autre se braque. Les discussions deviennent stériles.

Cette folle ascension bat son plein. Comme dans un rallye, une compétition effrénée, les mots jaillissent de toute part et vous n’êtes plus en mesure de contrôler la situation. Une bulle se forme, grossit de plus en plus. À quel moment celle ci va vous éclater au visage ?

Les types de conflits

Bien comprendre les types de conflits et leurs risques, vous permettra d’apprendre à mieux les gérer.

Ils peuvent prendre leur source dans différents cadres et sous différentes formes. Voici les principaux conflits :

  • Affectif : les émotions ou sentiments s’opposent ;
  • Cognitif : les idées ou pensées s’opposent ;
  • Objectif : les buts ou issues s’opposent ;
  • Constructif : il permet de réévaluer des opinions, des buts, pour éviter de futurs conflits ;
  • Destructif : il entraîne un climat compétitif à outrance ;
  • D’intérêts ;
  • D’identité : il s’agit de rejeter l’autre en tant que tel, car nous ne pouvons supporter son tempérament, sa personnalité, son comportement ;
  • Rivalité ;
  • Pouvoir ;
  • Générations ;
  • Etc.

Le plus courant et le plus facile à résoudre est sans aucun doute le malentendu qui résulte bien souvent d’une erreur d’interprétation, d’incompréhension. N’avez-vous jamais fait de reproches à quelqu’un par manque d’informations claires ou face à vos propres craintes.

N’avez-vous jamais eu de perceptions erronées, de désaccord non traité, des idées contraires, de croyances ou de valeurs différentes, des incompatibilités de caractères, …

Repérer et désamorcer le conflit

La face cachée du conflit

Pour éviter les malentendus, souvent liés au double sens du langage, il faut apprendre à devenir conscient de ses pièges et tenter de les déjouer. Dans un premier temps, il s’agit de reconnaître le conflit, d’accepter sa réalité et de ne pas se sentir attaquer, de prendre un peu de recul et de concevoir qu’il s’agit seulement d’une nouvelle idée et que celle-ci n’est pas obligatoirement une critique : “mon idée” contre “ton idée”.

À ce moment là, cherchez à apaiser les tensions et ne compliquer pas les choses. Si vous êtes incapables d’exprimer ce que vous vivez, ce que vous ressentez, des mécanismes de défense vont s’installer, s’insinuer et il deviendra de plus en plus difficiles de les gérer.

Ils se traduisent de différentes façons : non-dits pesants, stress, débats, polémiques, menaces, ripostes, …

Quelqu’un, l’une ou l’autre des deux parties, ou encore une tierce personne doit intervenir pour encourager et permettre aux parties en conflit de s’écouter mutuellement. Dédramatiser la situation. Laissez la possibilité à chacun de progressivement exprimer ses différents. Un climat de confiance favorable prendra place.

Le conflit est naturel et normal. Il est principalement basé sur la peur du regard des autres, la peur de ne pas être à la hauteur, …

L’évolution d’un conflit

Le modèle d'escalade de Glasl

Modèle d’escalade des conflits de Glasl

Le conflit évolue en 3 grands paliers :

  1. Le gagnant-gagnant : il s’agit de la période au cours de laquelle une opposition rationnelle et contrôlée voit le jour. Une tension s’installe laissant petit à petit parler nos émotions.
  2. Le gagnant-perdant : il s’agit du moment où l’émotion l’emporte. L’on se sent menacé. On pense perdre face. On décide alors de riposter en tentant d’attaquer et d’isoler l’autre.
  3. Le perdant-perdant : s’en est fini. Les barrières cèdent. Dénigrement, destruction sont les maîtres “maux” d‘une confrontation destructrice.

Nos réactions et attitudes face au conflit

Face à un conflit, nous pouvons être sujet à différents types de réactions.

er degré :

L’évitement

Le sujet ignore le conflit ou fait semblant de l’ignorer. Il peut s’agir ici de laisser de la place pour se calmer et retrouver un sens de la perspective. Au fond, le problème n’a que peu d’importance, il en existe d’autres bien plus urgents. À moins que le sujet ne perçoive aucune chance de réussite ou que les bénéfices d’aller plus loin soient insuffisants par rapport aux risques encourus.

La dénégation

Il nie les faits.

La soumission

Il s’accommode de la situation.

La fuite

Le sujet a tout tenté et arrive au bout de ses ressources. Il se sent épuisé et ne veut plus lutter. La situation devient intenable. Il n’a plus les capacités nécessaires pour s’adapter à la situation. Son seul salut est la fuite. Le problème de cette réaction est que le sujet risque d’agir à l’identique dans une situation similaire et de ne jamais réussir à comprendre ses peurs et y faire face.

ème degré :

 La conciliation

Les deux parties semblent prêtes à discuter du problème qui les oppose. Une solution raisonnée, négociée et satisfaisante naît entre celles ci.

La collaboration

Le sujet a une approche non-violente. Il tente de trouver une solution pour faire progresser des idées différentes. Le but est d’apprendre à travailler sur les sentiments à l’origine du conflit et d’intégrer les problèmes dans un accord commun.

Le compromis

Le sujet n’a pas réussi à trouver un terrain d’entente suffisant à l’aide de la collaboration. Temporairement, il tente d’arriver à une solution commode pour les deux parties. Une sorte d’arrangement dans lequel des concessions mutuelles sont faites.

 La concession

Le sujet reconnaît ses torts. Il permet à la partie opposée de proposer une meilleure solution pour apprendre et montrer qu‘il peut être raisonnable. Il souhaite avant tout conserver une bonne entente et satisfaire les autres.

ème degré :

 La concurrence, la compétition, la rivalité :

Ce type de conflit fait partie intégrante de notre vie. C’est notre moteur de croissance. Nous nous opposons aux autres dans la recherche d’un objectif commun qui me semble être de s’améliorer, de s’épanouir. Attention cependant à ne pas basculer dans la compétition abusive, dite malsaine. Le sujet devient capable de réels actes de destruction. L’adversaire devient un ennemi qu’il faut à tout prix éliminer. La communication est alors rompue.

 La manipulation

Les deux parties essayent toujours de trouver un accord. En vain. La confiance se perd. Les arguments deviennent de moins en moins francs et clairs. Une ou l’autre des parties tente des manœuvres tactiques et trompeuses en vue de séduire ou de faire culpabiliser l’autre.

 L’oppression

Il cherche des failles. Tente de blesser l’autre. Devient violent verbalement. La partie adverse n’a plus d’autre choix que de dire “oui” ou “non”. Le conflit devient complexe, difficile à saisir, impossible à contrôler, laissant place à la peur, la panique.

Comment éviter les conflits ?

Avant toute chose, il faut comprendre la source du désaccord. Est-ce un conflit de valeurs, d’intérêts, voir les deux ? Le conflit de valeur est difficile à négocier, car il s’agit d’une opposition de principes. Des principes ancrés en nous depuis fort longtemps. Des croyances limitantes dont nous avons du mal à nous détacher. Néanmoins, cela ne veut pas dire que c’est impossible.

Il est important de pouvoir identifier les aspects positifs sur lesquels les deux parties sont en accord et de se concentrer dessus. En aucun cas, l’une ou l’autre des parties ne doit avoir à modifier ses valeurs. Le risque : rejet du discours, braquage du sujet.

À ce niveau, il s’agit d’explorer une zone de compromis possible. Chacun doit être libre d’exprimer son point de vue et ses sentiments. Celui qui a provoqué la confrontation doit être en mesure d’écouter l’autre de manière active. C’est-à-dire qu’il doit résumer ou tenter de clarifier la position de l’autre en posant des questions claires et précises dénuées de sous-entendus ou d’agressivité.

Une fois que le problème a été clarifié, que les deux parties ont listé et évalué les solutions possibles et que d’un commun accord (sans une quelconque once de manipulation) une solution a été décidée (de façon collaborative) pour le bien-être de chacun, l’on peut dire que le conflit est clos.

Ce que vous devez faire maintenant

À ce stade, vous avez peut-être envie de limiter les situations désagréables auxquelles vous pouvez être confrontés de manière occasionnelle et/ou régulière. Il s’agit ici de réfléchir à des situations stressantes et des conflits que vous vivez dans votre quotidien.

Prenez un moment, une feuille de papier et posez vous au calme.

Pensez à un conflit ☢ que vous avez eu récemment. Que ce soit au travail, avec votre conjoint, vos enfants, votre famille, vos amis, un inconnu rencontré dans la rue, …

Répondez, le plus fidèlement et le plus honnêtement possible aux questions suivantes :

✏ Quel était le sujet du conflit ?

✏ Quel était les gens impliqués ?

✏ Que sait-il passé ?

✏ Quels ont été les mots déclencheurs ?

✏ Comment vous êtes-vous senti lors de ce conflit ?

À qui la faute ?

✏ Avez-vous eu l’occasion d’éviter le conflit ?

✏ Qu’auriez-vous été capable de faire différemment ?

Cette étape était indispensable

Là, maintenant, vous venez de vous libérer d’un poids sans même vous en rendre compte. Mettre par écrit des situations vécues permet de mieux les comprendre et ainsi retrouver le pouvoir d’agir.

Pour finir :

Les conflits sont inévitables. Vous n’en avez pas encore conscience à ce stade, mais ils sont facteurs de progrès. Il ne faut pas les éviter ou les supprimer, juste savoir y faire face d’une façon constructive. La négociation est probablement la stratégie de relations humaines la plus efficace et la plus humaine pour résoudre les situations conflictuelles.

Pensez-vous qu’un conflit peut être résolu en l’évitant ?

Je pense que oui et je peux vous y aider.

De votre côté, êtes-vous en mesure d’identifier les points ou les problèmes qui créent habituellement des conflits dans votre quotidien ?

Je pense que oui et non ! Je peux vous montrer le chemin. Les réponses sont en vous. Il suffit juste de trouver la clé du cadenas .

Qu’aimeriez-vous savoir sur la résolution des conflits afin de vous aider à mieux les gérer ?

J’ai la solution.

Quelque chose a résonné en vous et vous voulez en savoir plus sur cette fameuse “solution” qui, je vous arrête tout de suite, n’a rien de miraculeuse et demande un investissement de tout instant.

Je serai ravi de vous accompagner sur ce chemin.

Alors je vous invite chaudement à me contacter en répondant dans le corps du message aux 3 questions ci-dessus.

 

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